La main tendue

Je reste une journee a Bushtricë, les hommes et les femmes sont combles des cadeaux que je leur apporte. Je vis la un veritable échange qui depasse la simple hospitalite, je me suis pris d’affection pour ces gens et reciprocement. Je ne peux partir qu a la condition de promettre de revenir, et, charge de petits cadeaux, pain-fromage-frites et attentions mutiples.

Fatbarth et sa grand mere

Je part néanmoins le coeur un peu lourd, Pierre et Sylvain que j avais quitte a Sarajevo pour mieux les retrouver a Thessalonique, pour donner un nouveau soufle a nos voyages ne m ont pas attendu. Je me sent moralement affabli apres le bouleversement que je viens de vivre, je suis isole et le soutien que j attendais se derobe. Je roule péniblement sans force ni conviction 50km jusqua la frontiere Macedoniene. Les paysages sublimes et la vrai générosité de la population albanaise me portent pourtant jusqu au toit d’une ancienne villa présidentiel. Pas évident quand on regarde autour …

Le lendemain toujours sujet au spleen. je traverse la Macédoine, 80km de velo, puis je le jete dans un taxi pour 5euros au risque de voir tout mon materiel suspendu a des bout de ficelle dans le coffre ouvert de cette vielle mercedes s’abîmé a chaque nid de poule. Ou pire sortir de la voiture avant l’arrive a Bitola ou je comptais prendre le train pour Thessalonique. Rate des trains il n’y en a pas entre la Macedoine et la Grece.

Mais une etoile me pousse, c’est Stavros un ami de ma mere qui reserve avant meme de nous en parler des chambres d’hotel sur la route en Grèce. 40km me separe de Florina ou je peux avoir douche et lit doux. Le vent est favorable, j’y arrive exténué la nuit tombante.

Le lendemain a 6h30 je prends le bus pour Thessalonique, j’y croise Alice qui reprend la route dans l’apres midi. Je suis un vrai zombi dans la ville, défoncé par la fatigue nerveuse et physique, j’arrive a me perdre dans un pâté de maison. Je dors seul dans l’appartement de Stravos, en France a ce moment la. Merci Stavros pour ta générosité pure.

Je vais encore pousser mes limites pour rejoindre les trois lurons Nico, Thomas et Alexis rencontrer a Split et en route vers Istanbul eux aussi. Joyeux et ouvert comme ils sont, je sais que je serai en bonne compagnie.

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A propos elievadrouille

Ami du velo et de la curiosité
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12 commentaires pour La main tendue

  1. dreux patrick dit :

    Un grand plaisir à découvrir ce périple, tout en simplicité, en rudesse et en émotions, c’est courageux et généreux de le partager, merci

  2. bayernd77 dit :

    Allez Elie, c’est un mauvais moment à passer. Persévère et tu seras récompensés de tes efforts, tu ne le regretteras pas.
    David

  3. Karin Pennetier dit :

    Cher Elie
    Très touchée par tes dernières nouvelles, on sent combien cette dernière période a été dure mais aussi riche en rencontres et en émotions pour toi. Merveilleux tes textes, merveilleuses tes photos, j’apprécie particulièrement celles de ton passage en Albanie, celles de Fatbarth et de sa grand-mère. Continue d’écrire, meme peu mais ‘en vrai’, ça va droit au coeur.
    Karin

  4. Marie dit :

    courage! le voyage en vaut vraiment la peine apparemment.

  5. Karnauch dit :

    Courage, baisse la tête et t’auras l’air d’un coureur! et j’en ai d’encore plus intelligentes à te dire, mais sincèrement, bravo, et à te lire avec plaisir! Rémi

  6. Judith et Arnaud dit :

    Quand tu es face à l’épreuve, sache qu’il y a un lieu dans ton coeur où il y toutes les mains de tes amis et ta famille qui se tendent vers toi. ( bon c’est une phrase un peu cucul, mais tu comprend le sens de ce message). On pense très fort a toi. Judith et Arnaud

  7. Valentine et Pascal dit :

    La rudesse de la vie ne fait parfois pas de cadeaux….En tout c’est toujours un bonheur de te lire, même dans ces moments difficiles…. Courage vieux!!! On pense à toi aussi! Bises

  8. lefranc dit :

    bonjour Elie

    Je suis trés touchée par le récit simple et si triste que tu nous laisses à découvrir. Quand Sylvain nous a appris cette triste nouvelle, je me suis imaginée à ta place et je t’ai trouvé trés courageux : je pense que je n’aurai pas su revenir…Pourtant c’est toi qui as raison de rependre ce chemin sur lequel tu fais de si belles rencontres ! Les paroles d’une chanson me viennent en écrivant, je te les livres « La route est courte ce serait dommage de se croiser sans se regarder ; La route est courte ce serait dommage de se croiser sans se rencontrer……. » La maman de Sylvain

  9. Aline dit :

    Merci pour tous vos commentaires affectueux… savoir qu’Elie est compris, soutenu, me réchauffe le coeur. Quant à nous, mon Elie, on s’est tout dit, même si on se le redira. La dernière fois que grand-maman est venue à Chartres, le 16 mars (toute seule en train, l’intrépide !) je l’ai mise devant l’ordinateur et elle a tapé avec un doigt un commentaire pour son petit-fils qu’elle aimait tant.
    Bon allez, la belle jeunesse, continuez votre aventure et continuez vos blogs qui nous permettent de la partager.
    à bientôt
    la maman d’Elie

  10. Jacques dit :

    Cher Elie, je suis touché à la fois par ton témoignage et par tous ces messages qui te sont adressés, qui révèlent l’estime et l’affection de ceux qui t’entourent et t’aiment, auxquels je me joins. Ce qui me frappe le plus, c’est ce courage que tu manifestes pour continuer le voyage.
    Je suis réellement admiratif. Bonne suite. Je t’embrasse.
    Jacques

  11. Julien dit :

    Ca faisait longtemps que je n’avais pas écouté cette chanson de charlelie couture. A chaque fois que je l’écoutais je pensais à mon ami Elie. Décidément elle prend de plus en plus de sens!

    Je me rappelle aussi ces moments de déprime (comme de joie immense) ou on se sent bien vivant mais complétement perdue. A plus petite échelle je me souviens de ces moments-là lors de nos escapades en montagne, particulièrement sur le GR20 en Corse. Ces moments où tu es content d’avoir quelqu’un qui te pousse, et si ça ne marche pas qui te tire alors que les bras te tombent et que tu sens bien que tu ne pourras pas passer le col aujourd’hui (à moins de déplacer les montagnes!).

    Nous étions quasi seuls mais l’un pour soutenir l’autre si le besoin était. J’imagine ce que tu ressens ces jours-là avec encore plus d’intensité que ce que nous avons vécu.
    J’aimerai pouvoir te donner ce même élan avec le grand sourire jusqu’aux oreilles et cette envie de croquer la route et merde! On verra bien ce qu’il y a après… 😀

    PS : Excellent qu’il y ait autant de commentaire dans cet article « La main tendue » 🙂

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