Misère et harmonie

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Hong Kong est ce que pourrait être la Chine : cosmopolite – Je discute avec des Kényans dans l’ascenseur qui file du 18ème étage où je loue une minuscule chambre dans une de ces dizaines de guesthouses tenues par des Népalais. Je me retrouve dans un grand hall aux allures de bazar. J’achète une carte de téléphone au boutiquier indien, à deux pas les cigarettes sont vendues par une imposante femme chinoise vissée à son tabouret toute la journée. Dans la rue, les bus à étage, d’un style londonien passent sous un ciel de néons chaleureux. Moi je me faufile entre les vagues de touristes de tous âges et de tous continents en admiration devant les immenses boutiques de luxe. La ville n’a jamais été mon élément, je veux faire des gratte-ciel des arbres géants, des avenues des rivières, des places des clairières, et des centres commerciaux des villages. J’ai quitté l’avenue principale, bifurqué deux trois fois à l’opposé du brouhaha, et à l’extreme-est de l’Asie, en face de l’Amérique, je peux prendre place dans un authentique restaurant turc. Je suis heureux de constater que chaque pays traversé m’habite comme si j’y avais vécu longuement, qu’ils se sont ajoutés les uns aux autres sans qu’aucun ne puisse se prévaloir d’une importance supérieure. Je goûte ces saveurs d’Istanbul non pas avec le sentiment d’un retour 10 mois en arrière, mais avec une pointe de douce nostalgie d’un pays que j’ai fait mien.

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A Hong Kong internet est libre, disponible par le wifi dans les parcs, les cafés, les bus, le métro. Ce dernier étant d’une modernité a faire pâlir Paris. On y trouve toute une vie d’échanges et de cultures qui tranche avec l’ignorance dans laquelle sont maintenus et parfois se complaisent les Chinois.

 Les Chinois je les retrouverai bientôt, porté par mon tricycle transcontinental rénové. Avant ça, à peine un nouveau visa en poche, je me précipite hors de la forêt aux villages consuméristes, cours à la gare : “Un billet pour Hechuan, oui oui, là ou il y a mon paternel, ce fameux prof multicontinantal.”…. Eh merde! Trop tard, toutes les couchettes sont prises. Pour les 32h de trajet, j’ai une place assise, c’est mieux que rien. Peut être un jour j’aurais droit au confort dans un train en Asie.

Je passe une dizaine de jours à Hechuan, le temps de remettre sur roue ma monture et son nouveau cadre (bleu quelle horreur !), de saluer les gens rencontrés lors de mon premier séjour, notamment Alex, qui s’occupe de toute la gestion administrative des profs étrangers. Dans les faits il est bien plus que cela, toujours disponible pour nous aider à solutionner le moindre petit problème que nous rencontrons à cause de notre méconnaissance de la Chine ou de la langue. Il a passé une journée entière avec moi à préparer la conférence que j’avais faite devant les étudiants.

 Le père, le fils, deux voyageurs, deux démarches, l’un s’est imprégné une année durant d’un lieu, se familiarisant avec les sons, les odeurs, se recréant un quotidien. L’autre additionne les petits points sur la mappemonde et offre le lendemain à l’inconnu. Mon père s’envole vers la France après un an à Hechuan, je me recolle sur l’asphalte, villages, virages, collines, camping, forets, déserts …

Je contourne la mégapole de Chongqing, le terrain est très accidenté, des collines très abruptes. Aucun espace n’est négligé, sur chaque parcelle suffisamment plate on trouve une habitation, ou un village, les cultures se retrouvent jusqu’au bord des falaises et des ravins, on peut trouver une rizière de 20m2 dans un lacet. Partout des carrières, de pierres et graviers grignotent la montagne afin d’alimenter les millions de chantiers en cours en Chine. Il n’est aucun lieu que j’ai traversé où en levant les yeux on ne voit pas, une autoroute en construction ou un bosquet de grues élevant un quartier entier. Même les villages n’échappent pas à la règle, les maisons traditionnelles de bois sur pilotis sont remplacées à grande allure par des cubes de béton sans couleurs.

 Je grimpe vers le sommet d’une petite colline, cette région à la périphérie des gratte-ciel de Chongqing semble très pauvre, des bœufs labourent les champs quand la terre n’est pas retournée a la pioche. Je croise des femmes marchant sur le bord des routes, couvertes de la poussière des camions chargés des graviers des carrières. Elles ont souvent un panier tressé en bambou sur le dos : Elles transportent quelques produits des champs et les outils à la main. Assis devant les petits magasins, des vieux apathiques. Je finis par trouver une bâtisse abandonnée pour passer la nuit, peut être d’anciens locaux d’une carrière. C’est pas fabuleux mais c’est mieux que rien dans ces collines où aucun espace plat et libre n’est assez grand pour planter ma tente.

Je pousse le vélo derrière un grand mur qui borde la route,je traverse le “salon” et le pose à l’arrière, le sol est jonché de toutes sortes de débris et gravats, deux restes de petits feux de camps visiblement pas récents. Je monte à l’étage voir si les lieux y sont plus accueillants et suis soudainement saisi d’un sursaut. Un homme dort, enroulé dans une couverture miséreuse à même le sol entre deux sacs de toile. J’envisage dans un premier temps de repartir, je n’ai aucune idée de quel type d’homme j’ai à faire, est-ce un vagabond, un alcoolique, un drogué, est-il malade, violent? Je ne vois même pas son visage. Je redescends prudemment l’escalier et observe de plus prés les lieux, visiblement le bâtiment se dégrade de lui même au fil du temps, pas de trace de casse délibéré. A la vue des pierres qui entourent les foyers éteint on comprend vite qu’ils ont été fait pour faire de la cuisine. Parmi les quelques déchets qui traînent ci et là je trouve des pots et des sachets de bouffe et la partie non comestible d’un légume non identifiable, aucune bouteille d’alcool à peine quelques mégots. J’hésite un instant et décide d’oublier ma crainte initiale. Je réveille l’homme, passeée sa surprise, il commence par agiter les bras en signe de dénégation. Bien souvent cette attitude signifie “je ne comprends pas”. Il est évidement extrêmement pauvre, immédiatement je lui offre une cigarettes et lui allume pour marquer ma considération à son égard avant même qu’il ne sorte complètement de sa couverture. Comme on va passer la soirée ensemble autant commencer sur de bonnes bases. Je dois lui expliquer ce que je fais là, je l’invite à se lever pour lui montrer mon vélo et commencer mon numéro de mime habituel. J’ai un sursaut bien plus soudain que quelques minutes plus tôt accompagné d’un sonore “Oh putain!” quand il sort complètement de sa couverture . Tous ses orteils ont disparu et laissent place à deux affreuses cicatrices, ma première pensée a été qu’il est atteint par la lèpre, seulement je n’ai jamais entendu parler de cette maladie en Chine. Je regarde ses mains, rien d’anormal, le regarde lui, regarde une nouvelle fois ses pieds mutilés, s’il a une quelconque maladie, ce n’est pas la lèpre. Il marche difficilement, appuyé sur un gros bâton jusqu’à mon vélo. Cet homme est l’un des plus pauvres que j’ai jamais rencontré, ses vêtements déchirés sentent la moisissure, sur son visage durci on peut lire derrière la saleté un épuisement moral, une véritable tristesse; je vois aussi que la flamme de la vie n’est pas éteinte en lui, qu’il n’a pas sombré dans la folie malgré son épouvantable condition de vie. C’est un homme intelligent, je communique plus facilement avec lui qu’avec certains réceptionnistes d’hôtel ou serveurs de resto qui ne parlent jamais un mot d’anglais. Quand je lui demande son nom, il m’écrit deux idéogrammes et la date du 13 mars 1993. Je pense d’abord que c’est sa date de naissance mais ça ne colle pas du tout, il a l’air d’avoir au moins 40 ans. En fait c’est le contraire, c’est le jour où il a perdu ces orteils et tant d’autres choses. Le jour où il n’a plus pu travailler dans les champs ou porter quelque charge sur le dos, le jour où il a dû renoncer à se marier et où s’est visiblement retrouvé dans une interminable chute. Je lui montre les deux paquets de nouilles instantanées que j’ai “un pour toi, un pour moi” lui dis-je. Il garde avec lui le paquet que je lui est attribué, il m’aide a déblayer un espace au rez de chausser pour ma nuit et sous prétexte de me laisser me reposer quelques instants il remonte a l’étage. Je ne l’ai pas remarqué dans ce premier temps, je suis stupéfait et bouleversé. Il a faim, et pas la petite faim que l’on connaît quand on prend son déjeuner un peu tard, il a faim car il n’a rien à manger. Il a une véritable dignité, il m’a caché cette faim, bien qu’il savait que j’avais de la nourriture il n’a rien demandé. Il ne s’est pas jeté sur la nourriture quand je la lui ai donnée, il pris le temps de déblayer la poussière avec moi et c’est avec un certain tact qu’il s’est éclipsé dans ces appartements. A peine est-il en haut que je l’entends allumer un feu et préparer ses nouilles. Quand il redescend c’est à mon tours de manger mes nouilles. Maintenant que je comprends mieux sa situation je ne peux décemment pas me contenter de manger en face de lui, je vois bien qu’il n’est pas rassasié et malheureusement j’ai assez peu de nourriture avec moi. Je lui présente les biscuits prévus pour mon petit dej’, il ne se fait prier longtemps pour les manger. Il insiste toujours pour que j’en mange aussi, comme s’il culpabilisait de me prendre mon repas. Moi je suis mal à l’aise face à cette situation, je culpabilise aussi d’avoir si peu a lui offrir. Je fais mine d’être repu après avoir manger la moitié de mes nouilles afin qu’il finisse mon assiette. Je pourrais bien partager sa faim le lendemain matin jusqu’au premier village. Il me traite avec beaucoup de respect, il s’approprie rapidement mes codes gestuels de communication. Le matin, il attendra d’être sûr que je sois complètement debout pour apparaître. J’avale rapidement mon café, remballe mes affaires. Avant de partir je lui donne la nourriture que j’ai trouvée au fond de mes sac, un dernier sachet de nouilles et 500g de muesli. Je fourre le tout dans un sac plastique, y ajoute quelques billets. Je ne sais pas s’il a vu l’argent sur le moment, le fait est qu’il me gratifie de l’unique sourire que j’aurais pu voir sur son visage, il garde le paquet près de lui, je disparais dans les collines en un instant.

 Une rencontre que je n’oublierais pas, sûrement en sera- t-il de même pour lui. C’est un homme calme, gentil, s’il possédait quelque chose vraisemblablement serait-il généreux. Si la vie n’avait pas été si cruelle avec lui, je le verrais bien dans le rôle d’un paysan bienheureux avec un caractère original au milieu du village. Au lieu de cela il est le personnage d’un roman autour du drame d’une vie, d’une survie, il est l’incarnation de la grande misère et une démonstration de force de la bonté, sa dernière possession.

Cet homme est dans notre monde à nous une statistique : entre x millions et x millions de personnes mal-nourries, sous-alimentées, sous le seuil de ceci ou cela, souffrent de carences, de solitude, sont discriminées, n’ont pas accès aux soins, à l’éducation et reçoivent x millions de dollars d’aide chaque année, dit le présentateur du journal télévisé. Un homme vit exclu du monde, dans une vieille bâtisse a une 50taine de km au nord de la mégapole de Chongqing, il est taoïste, il a environ 40 ans et plus aucun orteil, il a faim. Il a reçu quelque denrées alimentaire et une 40taine de yuan de la part d’un voyageur a vélo. Un jour peut être, un orage plus fort que les autre fera s’écrouler la bâtisse sur lui.

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Sur la route, je longe de grandes rivières calmes, traverse des dizaines de tunnels, monte et descend des km de collines. Je m’arrête le midi dans les villagespour manger mon bol de nouilles, le repas m’est souvent offert par l’un des 20 curieux qui gravitent autours du vélo. L’objet qui attire le plus d’intérêt est toujours la carte. La plupart du temps les gens n’ont jamais eu l’occasion de voir la carte de leur région et ils peinent à la lire. Comme celle ci est en chinois, ils repèrent rapidement la ville du coin, suivent du doigt les routes dans toutes les directions, et comme un jeu de piste, à la lecture des villes qu’ils connaissent, ils finissent par trouver leur localité avec un grand sourire de satisfaction. Je suis hébergé un soir par Wonda, le prof d’anglais du lycée voisin. Son anglais est très bon, encore heureux pour un prof, mais il a si peu l’occasion de le pratiquer avec des étrangers dans cette campagne chinoise quelque peu éloignée des grands centres et des attractions touristiques, qu’il a développé un accent terriblement fort. Il peine aussi à comprendre mon accent français que je ne saurais perdre. Nous devons écrire un grand nombre de mots pour parvenir à nous comprendre. Il a été véritablement aux petits soins avec moi, s’inquiétant que j’attrape froid la nuit, s’enquérant de mes préférences culinaire, prés à bouleverser son planning pour que je puise me lever à l’heure que je souhaite. Le dîner fut l’un des meilleurs que j’ai eu en Chine, nous mangeons avec la famille qui gère le magasin en face du lycée, au milieu des rayonnages. Une quinzaine de mets différents dans lesquels chacun pioche avec ses baguettes, tous délicieux. Je joue au prof d’anglais moi aussi avec les ados de la famille et suis admiratif comme tout le monde face au petit empereur, planté comme une fleur en pleine expansion, dans son panier de bambou.

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De cette Chine authentique, je rejoins la ville de Fenghuang. Une ancienne cité où chaque bâtiment d’époque a vu sa façade complètement artificialisée à force de rénovations et reconstructions, le tout recouvert de néons. C’est Disney land made in China mais sans les attractions à sensations fortes. Des meutes de touristes chinois affamés de photos en costumes traditionnels et flashy, peuvent ensuite se bousculer dans les boutiques de souvenirs, les restaurants qui exposent des têtes de cochon aplatis, du chien fumé, des serpents encore vivants ou toutes autre plats étranges qui, disons le, ils ne mangent pas plus souvent que nous autres. Je reste quelques jours pour prendre du repos après ces 700km de remise en forme et étendre mon visa.

Seulement voilà, je tombe des nues quand la fonctionnaire m’informe qu’elle ne peut pas étendre mon visa car d’après son ordinateur (qui ne ment jamais) je ne réside nulle part. Explications : la Chine, comme tout pays autoritaire et bureaucratique qui se respecte, impose un enregistrement obligatoire aux étrangers, habituellement on ne se rend même pas compte que la réceptionniste de l’hôtel rentre dans l’ordinateur les numéros de passeport et de visa. Les informations sont envoyées directement à la police et on « réside » a l’hôtel. Avant de me rendre au « bureau de la sécurité publique» (oui en Chine les étrangers relèvent de la sécurité publique), j’avais pris soins de demander à la patronne de l’auberge de jeunesse une bafouille certifiant que je réside dans son établissement. Ce qu’elle a fait sans problème, mais son document ne vaut rien, seul l’ordinateur des flics détient la vérité administrative. Vous avez compris le problème, cette auberge n’a même pas installé le programme sur son ordinateur qui permet d’enregistrer les hôtes étrangers.

A force d’accuser en toute bonne foi l’auberge et de conchier avec la même honnêteté, mais en français, toutes les bureaucraties du monde, je brise le mur de la foi bureaucratique dans laquelle est cloisonné la fonctionnaire. J’obtiens, après une série de péripéties dont je vous épargne le récit, l’exonération de l’amende de 500 yuan et un visa de 7jours, la gentille bureaucrate exécutante ira même jusqu’à ouvrir son bureau le samedi juste pour moi. Bien sur ; 7jours çà me satisfait pas mais ça me permet de sauter dans un bus pour Guilin et obtenir là bas un visa de 30 jours.

Fenghuang a été la Chine que je n’aime pas. La Chine d’un peuple endormi par des loisirs occupationels. Une Chine qui se satisfait de sa réussite économique, jouit de cet inédit pouvoir d’achat, un peuple d’enfants qui ne cherche pas à grandir. Si jamais par petite provocation de ma part ou par un hasard naïf des mots tel que Tibet, facebook, démocratie sont lancés, la conversation sur le sujet restera un court monologue de ma part qui butera sur un mur. On me répondra brièvement que les Tibétains sont très heureux du développement économique apporté par les Hans, que les médias étrangers mentent, que facebook ne sert a rien puisque la Chine a son propre réseau social, que le gouvernement fait un travail formidable pour enrichir chaque Chinois ,et, aaaah aidez moi, je m’étrangle, il faut, je vous prie, préserver l’harmonie de la Chine. Joli mot certes qui traduit du langage propagandiste signifie : soyez tous identiques, on vous emmène au meilleur des mondes. Je suis forcé de constater que la Chine actuelle accumule les succès, que les vieilles démocraties sont trop faibles, trop empêtrées dans la crise et le populisme pour pouvoir faire autre chose que quémander les mains jointes quelques capitaux sur un tapis rouge. On pourrait me dire, mais puisqu’ils sont satisfaits de ce système politique pourquoi vouloir les pousser à en changer? Ils sont satisfaits par défaut, par ignorance paresseuse, et les insatisfaits qui parlent trop fort sont rapidement réduits au silence par des méthodes éprouvées. Si la Chine doit voir un jour son peuple s’éveiller ce ne sera qu’à la fin de son ascension économique quand recommencera l’imperturbable cycle du déclin. L’indignation chinoise en sommeil, heureusement j’ai pu l’entrevoir avec une jeune fille benjamine d’une fratrie de trois sœurs. Elle est née sous les larmes de sa mère qui voulait un garçon pour perpétuer le nom de la famille. Comme pour sa sœur cadette ses parents ont acheté son identité à un couple sans enfants. Elle a un trop plein d’émotions dont elle ne sait que faire dans la Chine harmonisée. “Je vais droit vers une vie sans sens, sans âme, la Chine est incomplète”

Je suis à Guilin, j’ai invite des copains a me rejoindre, en les attendant je m’occupe tant bien que mal, comme j’ai été radin en photos pour cet article, je me suis motivé à prendre le tour organisé de l’auberge vers les rizieres en terrasses.

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A propos elievadrouille

Ami du velo et de la curiosité
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7 commentaires pour Misère et harmonie

  1. Claire Blanckaert dit :

    Cher Elie,
    Dans la fermette d’un petit hameau au Sud des Yvelines, assise dans la cuisine, j’ai lu ce soir à voix haute ton dernier récit « Misère et harmonie » à Alain mon compagnon… Tous deux , tu nous as profondément émus. Le récit de ta recontre avec cet homme si pauvre et amputé, dans cette maison; votre relation, ce partage, tes mots… on avait déjà parlé de Kérouac, mais là, on pense à Dostoïevski, à Hugo.
    Merci Elie de nous faire partager tout ça, comme ça.
    Claire Blanckaert

  2. valere dit :

    Salut !
    Comment vas-tu Elie ?
    Très belle et triste rencontre avec ce vieux monsieur. Tes récits sont toujours aussi prenant, belle histoires et aventures.
    Attention à toi ! Et à bientôt
    Valerian

  3. wow !!! quelle aventure !!! ta générosité a été la bienvenue, je n’en doute pas !!!! j’ai encore beaucoup de chemin à parcourir avant de me rendre en Chine !!!
    mais d’ici là, le mnde aura évolué !!!
    bonne balade à vélo et ta dernière photo est magnifique !!!!

  4. Candide Ory dit :

    Salut, Elie!
    Cela fait un moment que l’on ne s’est vu, ce qui est naturel vu que tu es au bout du monde mais également parceque l’on est voisin et que je n’ai pas eu l’occasion de vraiment discuter avec toi ces dernières années. Maman, qui te lit assiduement depuis le début, me demandait sans cesse de te lire, m’assurait que cela m’interresserait. Á chaque fois je répondais « oui je n’y manquerais pas » ; « oui je vais le faire »… On finit toujours par écouter sa mère et je me suis mis à lire…
    Quel con j’ai été de ne pas le faire plus tot !
    Quel aventure humaine ! Quelle plume ! Avec toi on découvre le Monde sans le pathos des reportages ou l’émerveillement polissé des documentaires… Un réalisme sincère sans amertume ni complaisance qui traduit une grande maturité qui devrait faire office de modèle pour nous tous.
    On sent du Segalen et du Hugo chez toi. Ailant toujours adoré le point de vue des autres sur la France et le Monde, j’ai beaucoup de plaisir à lire l’inverse à présent.
    Prends soin de toi.
    Bon voyage!
    Candide

  5. sylvain dit :

    Bel article l’ami.Toujours aussi poète!
    Et j’ai l’impression que tu fais moins de faute, mais c’est peut être parce que je sais pas détecté les fautes…
    C’est cool de pouvoir continuer un peu le voyage avec toi même si comme tu peux le voir je suis un peu à la bourre.
    Ta rencontre me fait rêver, ça me manque de ne plus voir des nouvelles têtes tous les jours.

    Bon voyage l’écrivain

  6. Nil dit :

    Hello, Élie.
    Aujourd’hui une grisaille londonienne s’est invitée à Chartres et mes yeux se sont embués. Est-ce l’inopportune bruine ou la lecture de ton poignant récit qui en est la cause? Mieux que dans des livres savants, tu apprends l’Homme, l’Autre. Puis-je te dire que je suis fier de toi? oui, je peux? I’m so proud of you. Prends soin de toi et de ta…monture.

  7. helderperrin dit :

    Eh bah ouais !!! Ta sœur m’a conseillé de lire cet article en particulier. Oui, c’est vrai. Les peuples sont mués en statistiques, dans ce monde… C’est là ce qui fait la misère du populo. Et quand arrive une harmonie voulue par le peuple et non plus d’en haut, cela s’appelle une liesse révolutionnaire.
    J’ai aimé la lecture de cet article. Merci.

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