Mandi pas plus

Bonne année à tous! Et un grand merci à vous qui me suivez assidûment, ponctuellement ou accidentellement. Un grand merci à vous autres qui ne regardez que les photos 😉 Un grand merci bien sûr pour ceux qui lisent avec intérêt mes articles. Merci encore pour vos commentaires toujours sympathiques que je prends grand plaisir à lire! Une petite information futile : ce blog a reçu autant de clics depuis sa création que son auteur a parcouru de km depuis son premier voyage. Tout ça grâce à vous! Joyeuse deux mille quatorze!

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J’achète un billet d’avion. Billet que je n’utiliserai jamais. 15 euros pour un Jakarta – Kuala Lumpur sans aucune option. Il en fallait un pour obtenir un visa indonésien de deux mois. Je suis moins chagriné de gaspiller ainsi mon pécule (qui a considérablement fondu depuis le départ, sûrement un effet des températures tropicales) quand je vois qu’au consulat de Tawau la procédure est rapide, en une matinée l’affaire est réglée. Je quitte la Malaisie en  bateau. A quelques encablures de la ville, l’île de Nunukan m’ouvre une nouvelle fois la porte du plus grand archipel du monde. Nunukan a la forme d’une petite patate de 20km de diamètre insérée dans les contours déchirés de la côte-est de Bornéo.

L’embarquement sur le ferry qui m’y emmène se déroule dans un chaos qui dépasse en intensité tout ce que j’ai eu la chance de vivre ces 20 derniers mois. Les Indonésiens transportent des tonnes de marchandises, cadeaux, pièces de moto, vêtements, animaux vivants ou pas, jouets divers et autre mobilier dans des contenants tout aussi variés. Chaque passager doit avoir cinq fois son propre volume en bagage. Une armée de porteurs excités chargent sur leurs épaules entre 30 et 50 kilo de matériel, marchent d’un pas nerveux sur l’étroite jetée – elle même encombrée d’une montagnes de sacs divers – le corps tendu sous l’effort tels des bulldozers, ils crient pour s’ouvrir un passage jusqu’au bateau, quiconque ne s’effaçant pas face à eux s’exposant a être percutés par une masse de muscle en pleine expression de sa puissance. Rendu face au ferry, ils plient le dos afin de faire brutalement tomber leur chargement vers l’avant. Ils leurs faut pourtant partager l’espace avec les petits vendeurs à la sauvette, les changeurs de devises, les passagers qui débarquent depuis un autre ferry, ceux qui embarquent et l’incontournable cycliste qui à la force de ses deux bras a toutes les peines à soulever sa foutue remorque par dessus la rambarde du bateau.

Je pensais passer quelques jours à Nunukan avant d’embarquer sur un gros ferry de la compagnie gouvernementale Pelni à destination de Pare- Pare, île de Sulawesi. Au port un ferry de ce genre est amarré mais ne porte pas les couleur de Pelni. Il s’agit du Cataliya, il appareil le lendemain pour Pare-Pare.

Personne n’a été capable de me donner clairement l’heure de départ du Cataliya, j’observe simplement que l’embarquement a débuté dès 9h le matin, le même ballet de sacs et bagages que la veille se met en place. A la différence que le Cataliya mesure plus de 100m de long, cela prend beaucoup plus de temps. Vers 16h je suppose que le chargement s’achève et embarque à mon tour.

Je reste pantois à la vue du mega-bordel qui a pris place à bord. Le navire est surchargé d’hommes, de femmes, d’enfants et de marchandises bien au delà de toutes considérations raisonnables et sécuritaires. Les 3/4 des escaliers sont complètement obstrués, ainsi que les ponts extérieurs par ces sacs de toile en quantité innombrable. Mon désarroi augmente à mesure que l’embarquement continue. En voila même un qui monte à bord avec un poulailler entier, une 20taine de poules enfermées dans des bidons en plastique aménagés en cages. Les gens sont installés à même le sol, serrés comme des manchots sur la banquise sur tout l’espace laissé miraculeusement libre. Le bâtiment déjà en surcapacité manifeste subira cet embarquement jusqu’a 22h, heure du départ. Alors que les passerelles sont déjà retirées et les premiers coups de moteur donnés, les retardataires jettent de toutes leur forces leurs effets avant de sauter eux-mêmes à bord. Je me suis installé tout près de la porte extérieur, pressentant qu’après deux nuits passer dans ce boat-people je serais très satisfait d’être dans les premiers à en sortir. Je passe une première nuit pénible, contraint de garder les jambes repliées faute de place, le moindre mouvement implique de recevoir et donner des petits coups de coude, d’accepter un orteil dans ses oreilles, de retenir l’équilibre d’un bout de chou au yeux endormis et de se tordre un peu plus le dos. Les indonésiens sont souvent des gens bruyants, ils ont le rire facile, s’exclament et s’esclaffent à la moindre occasion, s’interpellent et conversent régulièrement à des distances qui demandent un niveau de décibels que seul l’organe vocal asiatique semble capable d’atteindre. Un trait culturel fréquent en Asie que le voyageur se doit d’accepter avec philosophie. La nuit les indonésiens se métamorphosent, ils trouvent très (trop) facilement le sommeil, même installés dans des positions incroyables avec des néons pleins les yeux. Le Cataliya se couvre d’un grand tapis de corps endormis, un silence brumeux et rassurant enveloppe chaque passager si douillettement qu’aucun ne pense à ronfler.

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Au matin, réveillé par le chants du coq, puisque notre poulailler en transhumance a été installé non loin, j’escalade les bagages entreposés sur le pont extérieur voisin. Dans un semi-éveil je me fond dans cette masse jusqu’à devenir moi même un sac de toile. Je descendrai le moins souvent possible de mon promontoire. Je bois peu pour m’évite le périple d’une vingtaine de minutes vers les toilettes située à une distance respectable de 30 mètres. Je passe les dernières 24h de la traversée dans un état planant, me laissant porter par la contemplation de l’océan et les ron-rons du moteur. Je ne suis perturbé que par les poubelles du navire que l’on déverse à la mer depuis le pont supérieur.

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A l’arrivée au port de Pare-pare je reprends un peu de panache pour imposer, face à une vingtaine de protestataires, que mon vélo soit libéré sur le champ des dizaines de paquets qui l’entravent. Je n’ai aucune envie de patienter encore trois heures à bord Je me trouve rapidement un hôtel bon marché ou je peux faire grand usage du « mandi », la salle de bain indonésienne. Trois éléments composent le mandi : un toilette turc, un bassin de 50 à 100litres alimenté par un robinet quand l’eau n’est pas coupée et un gros godet en plastique muni d’un manche. Le dit godet a trois usages : douche, chasse d’eau et lavage intime après la selle. Ce système se comprend parfaitement dans les habitations villageoises où l’eau du bassin est alimentée en fonction des pluies par une dérivation du ruisseau voisin. Il est amusant de voir l’attachement des gens à cette organisation qui étonne de nombreux touristes au premiers abord. Même dans les bâtiments récents et modernes il n’est pas acquis d’avoir une pomme de douche et une chasse d’eau classique (n’espérez pas y trouver du papier toilette dans tout les cas.) Les Indonésiens qui sans scrupules jettent les ordures n’importe dans la rue où sont très soucieux de leur hygiène corporelle et peuvent prendre jusqu’a 5 douche par jours.

La photo ci-dessous, qui est sérieusement sérieuse, illustre très bien cette grande différence culturelle, il leur est terriblement désagréable d’avoir les fesses en contact direct avec la cuvette.

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Pare-Pare est une ville de taille moyenne agréable, plutôt aéré, le lieu est propice a la flânerie du bord de mer vers le marché aux poissons jusqu’au hauteurs de la ville où l’on admire la vue sur la baie. J’y passe deux jours afin d’être fin prêt à gravir le massif du Toraja plus au nord. Trois jours de pentes douces sur des routes sinueuses où apparaissent rapidement les rizières en terrasses, et les buffles en pâture me portent à Rantepao capitale du Tana toraja à 1000m d’altitude. Les torajas sont chrétiens mais cette conversion relativement récente n’a pas pu effacer ce qui rend ce peuple si particulier. Outre la remarquable beauté des paysages, deux éléments caractérisent la région. La forme des maisons ainsi  que celle des greniers à riz, des églises et de certains bâtiments officiels, prend l’allure d’un bateau. L’effet est surtout réalisé par la toiture dont la forme courbe reprend les codes d’une pirogue aux traits exagérés. Cela est un clin d’œil aux ancêtres de ces montagnards qui auraient remonté en bateau la rivière Saddang avant de s’installer au cœur du massif.

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Mais ce qui fait parler des Toraja au-delà de leurs frontières c’est leur extraordinaire rites funéraires. Les cérémonies peuvent être organisées des années après la disparition d’une personne tant le grandiose de l’événement demande argent et organisation. Ces cérémonies sont les seuls moment où les buffles sont sacrifiés, en l’honneur du défunt, et consommés par la population. Les buffles que l’on aperçoit partout dans la campagne sont sujet de mille attentions tant leur importance est grande et leur prix sur la marché local cher (plusieurs milliers d’euros pour une belle bête aux larges cornes). Certaine familles sont prêtes à tous les renoncements pour en posséder ne serait-ce qu’un seul. Les cornes des buffles sacrifiés lors des précédentes cérémonies ornent souvent les greniers à riz, une façons d’afficher sa richesse. Les familles pauvres ne pourrons offrir qu’un seul animal à leur proche défunt alors que les plus riche en sacrifieront plusieurs dizaines.

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Les funérailles qui se déroulent sur plusieurs jours se terminent par une procession qui accompagne le corps dans un caveau creusé dans une falaise voisine ou un des nombreux gros rochers parsemés au milieu des rizières ou dans les parcelles de jungle qui occupent les pentes les plus fortes.

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Je sillonne la région doucement sur des routes minuscules où deux motos se croisent difficilement. J’observe la vie paysanne, les tailleurs qui creusent de nouveaux caveaux, les buffles hédonistes qui évoluent entre les rizières. J’escalade de petites buttes pour admirer la vue, m’enfonce dans un chemin pour y trouver un village caché à chaque virage, contemple ces falaises cimetières avant de rejoindre le village de Batutumonga. A Rantepao chaque anglophone local ou presque a tenté de me vendre les services d’un guide pour assister à une de ces fameuses cérémonies funéraires. Je me disais qu’avec un peu de chance au détour d’un village je tomberai sur l’une d’entre elle. J’ai bien fait d’y croire, un km avant Batutumonga, une foule de 600 personnes, 100 cochons déjà ligotés, 40 buffles prêts à être sacrifiés et une dizaine de touristes accompagnent le dernier périple de deux défunts dont les cercueils, couvert d’une couverture brodée surplombe ce beau monde depuis un grand échafaudage en bambou. La cérémonie a commencée depuis deux jours et aboutira quatre jours plus tard. La dimension de la cérémonie, le nombre de buffles et la qualité du décor installé démontre qu’il s’agit d’une famille aisée. Le programme du jour est la présentation des condoléances à la famille des défunts, les sacrifices de buffle débuteront le lendemain. Les familles amies circulent en processions les unes après les autres dans l’arène centrale menées par leur patriarche respectif, tous vêtus de leurs plus bel apparat traditionnel. Il règne cependant une certaine cacophonie, la cérémonie est aussi l’occasion pour de vieux amis de se retrouver, pour d’autre de faire connaissance à l’ombre des greniers à riz sous lesquels ont été construits de grands salons à l’orientale. Les bavardages sont accompagner de thé et pâtisserie offert par la famille. Les plus malins n’auront pas oublié d’apporter leur bouteille d’arak l’alcool de riz local. Les cochons ligotés sur des tiges de bambou se débattent avec l’énergie du désespoir et sont régulièrement privés d’un de leur camarade qui ne réapparaîtra qu’une fois rôti et assorti d’une grande marmite de riz et légumes cuisinés.

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A l’entrée de Batutumonga un panneau indique « Homestay Mama Siska », la direction pointe un chemin à la pente méchamment ardue qui s’enfonce dans la jungle. Des habitations dispersées s’accrochent à la pente jusqu’à un petit replat ou cinq familles cohabitent. Mama Siska me hèle depuis le versant abrupt ou elle était occupée à jardiner, dévale la pente avec une agilité remarquable pour ses 60ans, observe le vélo en souriant et m’interroge : « Touriste ou voyageur ? » « Voyageur Mama! » « Alors c’est moins cher! » Mama Siska a un sourire remarquable, elle a le sourire d’une mère au mille enfants choyés. Elle m’adopte plus qu’elle m’accueille. Le prix comprend les repas, elle m’invite donc le soir dans la maisonnette de bambou où elle vit. Le lieu est d’une simplicité parlante, sur la gauche une plateforme de bambou où l’on s’assoit en tailleur, la nuit Mama Siska déplie le petit matelas et les couvertures soigneusement rangées dans un coin. Dans le coin opposé le seul meuble de la maison est une petite TV cachée par un tissu. Ses effets personnels ainsi que la nourriture, elle les range dans des sac plastique accrochés en hauteur afin de les protéger des insectes et autres rongeurs. Elle cuisine sur un feu de bambou et non au gaz comme c’est le cas dans de nombreuses maisons que j’ai pu voir. C’est ici que j’ai mangé, et sans contestation possible, mes meilleurs repas indonésiens.  » Whaou, Mama! Ouvre un restaurant en ville! » Malheureusement sa bonté et ses talents de cuisinière ne l’on pas sortie de la pauvreté, elle est seule depuis que ses filles ont trouvé du travaille à Makassar, la capitale de Sulawesi pour faire tourner son homestay. Elle redouble d’énergie pour réussir. Quand il n’y a pas d’hôtes comme en ce moment pour la basse saison, elle nettoie, répare, améliore chaque détail des chambres et travaille dans son potager. Je la vois tenir face à la fatigue du matin au soir, la fatigue du travail et celle de la pauvreté et de ses difficultés. Elle a d’autant plus à faire ces jours-ci qu’une cérémonie funéraire a lieu dans sa famille à quelques centaines de mètres de chez elle. Moi qui avais peur de manquer une telle cérémonie voila que j’ai désormais l’embarras du choix.

Vendeuse de poissons séchés à Rantepao

Vendeuse de poissons séchés à Rantepao

J’assiste aux sacrifices de buffles le lendemain matin chez les « riches ». Le spectacle est déconseillé aux âmes sensibles et aux défenseurs des animaux. Une bonne dizaine de buffles sont au centre de l’arène. Les hommes les tiennent d’une main à l’aide le la corde reliée à l’anneau nasal, les forçant ainsi à lever la tête. Dans leur seconde main ils tiennent fermement une machette, les buffles ne montrent aucun signe de résistance, ils sont habitués à cette position forcée. C’est ainsi que je les ai observés au marche de Ramtepao, des grands câbles tendus au dessus de l’esplanade permettent de les attacher de la sorte et laissent vendeurs et acheteurs circuler entre eux. Quand à la machette c’est l’outil de travail de tous paysans du toraja, ils perçoivent peut être c’est objet comme celui qui permet à leur maître de leur couper le fourrage, dans tout les cas jusqu’a présent il ne représentait pas de menace pour eux. Ils semblent totalement inconscients de leur mort imminente. Un coup puissant et unique frappe la gorge du buffle et l’ouvre sur une dizaine de cm de profondeur. Le sang jaillit aussi vite que la stupéfaction et l’effroi du buffle se lit dans ses yeux. Les pattes du buffle se vident de leur force, l’animal s’écroule brutalement de tout son poids. Il se relève dans un râle sans cri, parvient à faire quelque pas avant de retomber à nouveau le pelage souillé de rouge. Il convulse de tout son corps, crache du sang, tente une dernière fois de se relever avant d’accepter son agonie qui durera plusieurs minutes. La dizaine de buffle a été tuée dans un laps de temps de 5 minutes à peine. Alors que les derniers exécutés angoissent encore, les hommes s’affairent déjà au dépeçage des premiers. Sur un sol de boue et sang mêlés ils lui retirent la peau, puis les entrailles. Le contenu des estomacs enrichissant le sol d’une nouvelle substance repoussante. Les os sont brisés à la machette, la viande enfin placée dans des sac plastique prête à être distribuée dans les villages voisins ou cuisinée sur place. En moins d’une heure il ne reste plus que les crânes dont on accrochera les cornes sur les greniers à riz.

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Mama Siska m’offrira le lendemain un morceau de buffle (très bon) pour mon déjeuner au moment où je la quitte. Comme nous sommes à ce moment la sur le lieu de la cérémonie de sa famille (sa tante morte il y a 4 ans dont elle tapote affectueusement le cercueil) elle me dit de glisser l’argent dans sa maisonnette sur le chemin car il serait mal perçu que je la paye en ce lieu. Pour une fois j’ai préférer payer le prix touriste en ajoutant un billet au prix convenu.

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Je quitte les nuits fraîches et ce peuple attachant pour récupérer la fournaise de la côte. J’aime les montagnes et les montagnards, les gens y sont souvent plus doux, plus calmes, plus disponibles. Certainement que la contemplation des paysages splendides y est pour beaucoup.

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A propos elievadrouille

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7 commentaires pour Mandi pas plus

  1. Renaud dit :

    Je me décide à t’envoyer ce petit mot pour te souhaiter plein de belles et bonnes choses pour 2014 et continue à nous régaler avec tes riche commentaires.
    Bonne route

  2. philippe blain dit :

    Merci , Elie de nous faire dcouvrir toutes ces iles du bout du monde dont le nom nous tait inconnu, avec tes commentaires toujours vcus,tes photos bien choisis pour illustrer ton blog.

    Tu es une personne qui construiras toujours des priples intressants Je te dconseille fortement l’amerique latine, part quelques pays comme le Venezuela, le mexique? . dans tous ces pays il y a une misre tel que les gens ne sont plus solidaires entre eux .Peut etre que je me trompe

  3. Salut Elie.

    Que 2014 te comble de belles journées, et que ton aventure reste pleine de soleil.
    Un grand merci pour cette grande et belle ballade.

  4. nicoopening dit :

    toujours aussi ouf, merci de nous faire partager ça! happy 2014 🙂 ! Nico

  5. Mie Stère Caen Thym dit :

    Non daim part peint !

    C’est je deux maux comme hanse à hêtre là sans île étang que sas Hesse !

    Vie veut Mans queute aïe bosse hé dent lemming dort chai lait quand gourou, tuf heure âme Ouinh le mâle hein.

    Ample eussent, l’heure nous vos preux mie et mine Istre, Tôt nid Heil Botte, rat folle patte roh dé écho low …

    A Laure Tuvalu if aire plaie zire hé tâche thé hein baux pique euh psy non île teuf heure rapace haie hein mot vais maux ment.

    Jeu vousse ouais thune beau âne haie Caen m’aime mie stère paix nuttea haie.

    Toux mais veux deux prosper itéré zone able. Là raie hue cite népalais dos lard tulle c’est sa, tas fort thune haie ail heure peu tisse cas rat bé !

    Gente Champs gueux teub et nid mont fit ce.

    ça baille dit

  6. Syl(e)vain est bon dit :

    et dire que l’on préconise de mettre un tabouret devant nos toilettes actuelles (à lunette) pour diminuer les risques de cancer colorectal … en même temps je les comprends je n’aime pas m’assoir dessus non plus !
    Espérons que tu trouves aussi de belles personnes dans l’Ile-continent Australe, peut être moins de montagnards (?), et pourtant je partage aussi ton avis sur cette douceur humaine plus répandue dans les haut-lieux… vive la montagne. te souhaitant une très belle année, et un bon job si tu bosses prochainement (l’ouvrier se tue à la tâche pendant que le patron se tue à la hache) , et on se fera un énorme plaisir de t’accueillir un de ces jours/ans dans notre demeure qui s’améliore (!) si tu reviens dans l’ch’coin pa’dis, yaura bin encor des beurouettes de mortier à tirié té !

  7. Police des calembours dit :

    Par mesure de précaution : interdiction d’utiliser le titre « Par Perth et profit » dans un prochain article.

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