Pedicab Co

Il y a cette petite péninsule du nord-ouest australien, un petit rectangle de 5km de large sur 15km de long qui pointe vers le sud. Broome et ses 15 000 habitants y bénéficient d’une double exposition à la mer. Le flanc-est et sa grande plage de sable blanc offrent de sublimes couchers de soleil alors qu’au même moment, les soirs de pleine lune, l’ouest de la ville et sa mangrove présente un spectacle inhabituel lors du lever de lune. La lumière de la lune se reflète sur le sable mouillé en plusieurs endroits et crée l’illusion d’un escalier qui mène vers l’astre nocturne. Broome vit du tourisme, sans complexes. Au delà de l’attractivité de la ville elle même, c’est le point de départ de milliers de visiteurs qui partiront à l’assaut de la péninsule de Dampiere au nord et de son du fameux cap Leveque ou bien de la grande région des Kimberley à l’est. Broome doit son développement initial à la production de perles. Les Japonais étaient à l’époque de grands experts en la matière. Ils formaient une communauté importante qui a laissé une emprunte discrète mais certaine dans la ville d’aujourd’hui. Les Japonais de Broome ont été chassés lors des bombardements du Japon impérial sur la ville en 1942. Le centre ville jusque là appelé Japantown fut renommé Chinatown.

Aujourd’hui encore l’industrie de la perle est performante, les huitres sont cultivées dans de grandes fermes marines aux alentours. Le climat n’est plus désertique, mais pas encore tropical. Les hivers sont très secs et chauds, et les étés pluvieux et suffocants. Comme c’est souvent le cas en Australie le bâti est très étalé dans de grandes zones résidentielles et industrielles construites autour d’un petit centre ville. Les différents quartiers sont bien identifiables, délimité par de larges faubourgs qui forme le squelette de la ville. Les deux plages forment deux polarités secondaires bienvenues qui avec Chinatown créent un grand triangle central. Les quartiers résidentiels du sud, en direction du port, sont les plus pauvres. Ils abritent entre autres la majorité des aborigènes de la ville, entre 15 et 20% de la population . Les quartiers du nord, beaucoup plus proches de « Cable beach » la principale plage, sont riches, bien entretenus. L’ambiance est celle d’une image de synthèse présentée par les promoteurs immobiliers avant la réalisation d’un projet d’envergure. J’avoue que je trouve leur esthétique fascinante.

Lorsque j’étais à Barn Hill, j’ai pu au bout d’un rocher capter un léger signal internet sur mon téléphone. J’en ai profité pour consuler le principal site d’annonce et suis tombé directement sur le message d’un type qui cherche des « Pedicab’s drivers » pour toute la saisons touristique. Pedicab, vous le saurez dorénavant, c’est le nom australien pour taxi-vélo. Il me semble, sans prétention, que j’ai le profil pour le job.

DSCF9860

A peine arrivé, j’appelle le type en question. Smicko il s’appelle. Il me donne rendez-vous le lendemain matin chez lui, quartier sud. Je suis heureux en découvrant le lieu où Smicko vit et travaille. Il y a des dizaines de vélos récupérés qu’il retape, des bicyclettes farfelues en tout genre, certaines avec un nombres de roues indéfinissables, d’autres parfaitement impossibles à piloter mais d’une grande élégance. Je sens que nous avons la même idolâtrie pour la petite reine. Nous bavardons vélo entre spécialistes, ne lésinant pas sur le jargon technique pour s’assurer que l’on ne traite pas avec un amateur et se rassurer du fait que l’on n’en est pas un soi-même. Smicko me fait faire le tour de son atelier, exhibant ses plus belle pièces. Je vante la solidité de ma monture, affichant fièrement les dizaines de milliers de km endurées par la bête. Je suis content de ce premier contact, car en ville depuis à peine plus de 24h j’ai déjà entendu plusieurs rumeurs sur Smicko et son tempérament. Le fait est que c’est un personnage, j’y reviendrai.

Smicko loue ses pedicabs, équipés d’une assistance électrique aux chauffeurs, comme moi, qui se débrouillent pour trouver les clients. Tout l’argent que je récolte au delà du prix de la location est pour moi.

DSCF9853

hè ouai en Australie on va à la plage en 4×4

La saison touristique peine à véritablement commencer mais ce que je gagne est satisfaisant. C’est un tort de penser que c’est un boulot de cycliste, c’est avant tout un boulot de contact et de vente. Cable beach est une plage fréquentée par une population de touristes très majoritairement australienne et de milieux sociaux oscillant entre favorisé et franchement favorisé. Cette population en vacances cherche souvent au delà du service de transport que je propose une forme de divertissement. Je dois être quelqu’un d’avenant, mais jamais trop poussif, je dois être bavard, drôle, attentif au désir de mes clients, de bonne humeur. Je dois aussi inspirer la confiance et l’intérêt pour ma personne. A ce titre je joue à fond la carte de mon voyage, j’ai imprimé de petits encadrés résumant mon parcours que j’affiche en évidence sur le paravent du pedicab. Beaucoup de clients offrent un pourboire de cinq ou dix dollars, parfois doublent voir triplent le prix que je leur ai demandé s’ils se passionnent pour mon aventure. La chance de tomber sur un client généreux fait la différence, mais globalement il me semble que l’attitude et l’énergie positive que l’on emploie à la tache soient primordiales. Si un jour je suis ronchon, quelle qu’en soit la raison, c’est automatique, j’ai moins de clients.

DSCF9863

Certains chauffeurs abandonnent vite, déçus par leurs résultats et au bout de quelques semaines une équipe fixe se met en place. Nous somme trois français comme « chauffeurs principaux », la quatrième place subissant un turn over permanent. Il y a Camille, blonde, grande et jolie. Elle a un regard charmeur et se laisse regarder avec une fausse naïveté. Elle cueille des grands bouquets de fleurs blanches et roses dans les buissons du quartier pour décorer son pedicab comme un carrosse de mariage. J’étais affreusement vexé le premier soir où j’ai travaillé avec elle, tous les clients ou presque me passaient sous le nez, et pas seulement les hommes célibataires. Avec mes petites affichettes j’avais l’air d’un con. Le troisième luron c’est Luc, lui aussi disons- le, a un certain atout charme. Brun ténébreux, calme et excessivement sympathique il est le moins extraverti d’entre nous mais ne manquera pas de succès dans l’entreprise. S’il se fait draguer par les couguars, c’est uniquement professionnel, son amoureuse l’attend dans leur van à côté de la plage. En cours de saison Camille sera remplacée par Buster. Buster est australien, mesure presque deux mètres, porte des chemises extravagantes et a une ressemblance troublante avec Jean Réno. Il a le contact très facile avec les gens, il communique d’autant plus facilement avec les clients qu’il partage la même culture et la même langue. (il n’a pas toujours été évident pour nous autres français de comprendre le langage des Australiens complètement beurrés). C’est un concurrent redoutable et j’ai été dans un premier temps très agacé de son arrivée. Mais rapidement je me suis rendu compte qu’il est un chouette personnage avec qui je partage un fantastique sens de l’humour. Ça nous a valu quelques franches poilades.

DSCF9865

Le travail commence dans l’après-midi et se poursuit jusqu’à minuit les soir de week-end. Je travaille cinq soirs par semaine. Je trouve un second job, tous les matins sauf le dimanche ; je bosse dans une blanchisserie. Je lave les draps de presque tous les hôtels de la ville, ces même hôtels où j’ai mes clients le soir. J’ai donc des semaines de 11 jours. Un rythme soutenu mais le cumul de mes deux salaires est à la hauteur de l’effort. J’ai généralement le temps de faire une sieste salvatrice d’une heure ou deux entre mes deux boulot, sauf quand Smicko appelle… Il appelle pour deux motifs : soit pour me donner des clients, dont il a directement reçu l’appel, soit pour se plaindre de l’état des pédicabs.

  • « Allo ? » voix endormie, il est 14h.

  • Sans préliminaire « Tu a deux clients à l’hotel machin »

  • « Quand ? » voix toujours endormie

  • « Maintenant ! » Il s’agace déjà.

  • « On commence à 16h habituellement… »

  • « Quoi !? Tu n’est pas la-bas !?

  • « bah non…, heu …je peux y être dans vingt minutes. »

  • « Fuck you ! Fuck you ! fuck you ! fuck… » bipbip, fin de communication

  • Soupirs

. Les pedicabs sont de piètre qualité, en particularité les roues et leur rayons ont été la source de multiples emmerdements. Le phénomène est aggravé par le poids moyen des Australiens qui se trouve être significativement supérieur à ce qu’il semble être sanitairement acceptable. La première semaine Smicko m’avait appelé hors de lui car de nombreux rayons étaient cassés. J’avais fait profil bas, ne voulant pas être pris en grippe et j’ai proposé de changer moi même les rayons cassés, disposant des connaissances (oui, j’y connais un rayon en mécanique cycliste !) et outils pour le faire. Ces rayons étant de toute façon trop fragiles pour supporter les 200kg du pedicab ajouté aux 200kg de passager, il a fallu continuellement les remplacer. Ce n’est qu’en toute fin de saison, à la limite absolue de la rupture de stock que Smicko a acheté des rayons de meilleur facture. Les rayons n’étaient qu’un problème mécanique parmi d’autres, les câbles des batteries fondaient, les pneus éclataient, les freins se déconnectaient, les chaînes cassaient, les paravents se déboulonnaient… Avec Luc, notre rituel avant chaque soirée était au bas mots une demi heure de mécanique. Smicko aurait dû faire ce boulot, on le payait pour ça, exaspéré autant qu’il pouvait être exaspérant, il ne faisait que le strict minimum voir un peu moins.

DSCF9928

J’ai réalisé un jour que Smicko n’est pas un cycliste. Il aime les vélos en tant qu’objet, il aime les construire, les créer, les concevoir pour leur esthétique alors que j’aime les vélos pour leur usage.Smicko donne des usages à ces vélos par nécessité économique ou pour avoir un prétexte à sa folie. Il passera deux semaines à construire un « Mango-bike ». Un triporteur très stylisé, peint en nuances d’orange et doté d’un petit congélateur rempli de mangues. L’idée est de faire le tour des campings et de vendre ces mangues congelées. Ce qu’il fera, avec un certain succès, pendant deux jours seulement… Des idées comme celle-ci Smicko en a parfois cinq par jour. Certaines sont tout bonnement irréalisables, absurdes, utopiques et farfelues, d’autres mériteraient d’être approfondies mais sont perdues dans la dispersion de son esprit. Smicko du fait de son caractère souvent agressif ou colérique, de l’irrespect dont il peut faire preuve envers certaines personnes n’a pas que des amis dans la petite ville de Broome. Il est en effet parfois indéfendable dans ses comportements. Cependant il a de nombreuses facettes positives et des faiblesses qu’il peine à cacher derrière sa fierté. Son esprit d’artiste fou emplie d’idées et d’envies fonctionne comme celui d’un enfant et a besoin d’être canalisé. Ce n’est malheureusement pas Michelle sa compagne qui le fera. Michelle est une très belle femme, elle semble être l’opposé de Smicko, calme et douce, d’une grande gentillesse. Sa faiblesse : elle en a assez peu sous la perruque. Elle obéit docilement aux consignes de Smicko, le suit avec bienveillance dans son entreprise, se gardant bien de prendre quelques initiatives, même des plus évidentes.

Smicko est pourtant très facile à influencer. Je l’ai compris au début à mes dépens. L’informant pour l’anecdote que j’avais reçu l’appel de deux vieilles bourgeoises le matin à 9h pour un pedicab, il s’est immédiatement mis dans la tête que toute les matinées à venir seraient un eldorado pour pedicab et qu’il fallait sur le champs recruter des chauffeurs pour le matin. Si j’insinuais le germe d’une idée, il en faisait une conviction. Il était devenu facile d’être apprécié de Smicko, je lui portais principalement des bonnes nouvelles, mais pas trop bonnes non plus pour ne pas qu’il s’emballe. Le point de friction avec Smicko restait – mais c’est tout naturel- l’argent. Il avait augmenté plusieurs fois les tarifs de location. Les mauvaises soirées nous engrangions à peine 60 ou 80 dollars de recette dont il faillait déduire la part de Smicko, toujours fixe de 50 dollars. Nous nous en plaignions bruyamment mais il restait inflexible. Pour sa défense, j’avoue que nous ne lui révélions jamais les recette des meilleurs samedis soirs, avec un record personnel de 500$. Quand il nous questionnait sur ce sujet le flou devenait l’allié du flouze. Je le soupçonne de vivre des minimas sociaux, son entreprise n’est pas réellement rentable ou si peu. Souvent considéré comme un radin voir un escroc, il m’a semblé plusieurs fois qu’il aurait pu être généreux si seulement il avait pu. Trop fier, il n’avouera jamais non plus qu’il vit mal le manque de reconnaissance et le rejet donc il peut faire l’objet. J’ai fini par aimer Smicko le passionné des vélos, par apprécier Smicko le personnage, par me moquer gentiment de Smicko le businessman et par ignorer Smicko le névrosé. Il en a été satisfait.

DSCF9917

Broome accueille presque chaque semaine durant la haute saison des courses hippiques très populaires. Les plus accros s’y rendent dans le pur respect de la tradition, parés de leur plus beaux habits. Les dames rivalisant d’extravagances dans le port de robes aux couleurs vives et au coupes aguichantes toujours complétées d’un chapeau parfaitement assorti. Le motif principal des participants est bien plus l’amusement, notamment par excès de boisson, que le gain d’argent lors des paris. Une fois les courses terminées en début de soirée tout ce beau monde se rend au « Diver Pub » principal bar de « Cable beach ». Les locaux adorent ces courses et ont été de véritables fanatiques des pédicab. Une clientèle parfaite car fidélisable et qui nous demande souvent de plus grands trajets (plus rentables) vers tous les quartiers de ville. A la fermeture du pub tout les taxis classiques sont débordés et les fêtards se rabattent sur les pédicabs, quitte à payer deux fois plus cher. L’état d’ébriété aidant les clients à dépenser plus. Ces fins de soirée certes très profitables, nous ont confrontés à des gens vraiment trop saouls ou sous l’emprise d’autres drogues comme la méthamphétamine (très répandu en Australie). Rarement agressives, il nous fallait pourtant dissuader ces personnes de monter dans les pédicabs. Leur comportement ingérable devenait un risque pour l’intégrité du pedicab, son chauffeur et eux-mêmes. Parfois on fait une erreur de jugement et on embarque un type qu’il faut tant bien que mal contrôler. J’ai été surpris de l’autorité dont j’ai été capable.

Je suis resté trois mois à Broome, trois mois intenses durant lesquels j’ai fait d’agréables rencontres et vécu de belles expériences. Je serais certainement resté un peu plus encore si la fin de la belle saison ne me poussait pas a nouveau sur la route. Les pistes des Kimberley sont impraticables durant la saison des pluies.

DSCF9934

Souvent, quand on les voit dans la nature, c’est trop tard …

Advertisements

A propos elievadrouille

Ami du velo et de la curiosité
Cet article a été publié dans Australie. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

12 commentaires pour Pedicab Co

  1. Marie Pennetier dit :

    Bravo Elie ! Je suis contente de voir que ça roule pour toi ! Grosses bises depuis notre chère « douce France » !

  2. Marie Pennetier dit :

    La photo du crocodile mort m’a fait de la peine. Pauvre bête ! La ville de Broome est jumelée avec le village de Taiji au Japon qui pratique la chasse aux dauphins : https://fr.wikipedia.org/wiki/Chasse_annuelle_aux_dauphins_de_Taiji. Les Japonais qui font ça sont des criminels !

  3. Marie Pennetier dit :

    Bonne continuation sur les routes d’Australie … à bicyclette ! Tu connais sans doute la chanson : https://www.youtube.com/watch?v=eoHjQs6C4UY
    Il y a sûrement des Paulette en Australie ! Les facteurs sont aussi à bicyclette ? Grosses bises mate !

  4. Marie Pennetier dit :

    Tes photos sont magnifiques ! Des dromadaires en Australie c’est insolite ! Ce Smicko a une bonne tête effectivement ! J’aime bien aussi la photo des Australiens avec leurs bouteilles de bière. Celui qui regarde sa bouteille comme si c’était le saint Graal ! Crazy people ! Allez goodbye et merci pour le message ! C’est toujours un plaisir de recevoir de tes nouvelles ! Take care !

  5. Marie Pennetier dit :

    J’en profite pour envoyer un petit bonjour à ta maman et à ta soeur Judith. Aussi à Michel ! Grosses bises à vous tous !

  6. Elena Lionnet dit :

    J’adore les photos, surtout les petites filles, qui m’ont l’air d’être des aborigènes. Quant aux deux individus à casquette et bière ! So typical !
    J’attend avec impatience votre récit de la suite, il parait que les Kimberleys sont un des derniers bastions sauvages d’Australie (d’après mon frère qui est à Sydney).
    Smicko est digne de figurer dans un livre de Kenneth Cook (à lire absolument si vous ne connaissez pas).
    Bonne continuation Elie et take care !

  7. sala dit :

    Mais je ne ressemble pas à Brad Pitt sur la photo! Tu m’as escroqué!
    Très bon article encore une fois et très bien rédigé! Et en plus je continue d’en apprendre, je ne savais pas que les australiens avaient chassé les japonais! Et pauvre smiko il doit avoir les oreilles qui sifflent! La bise et bonne continuation!

  8. pierre dit :

    Merci pour l’article. Le taxi vélo ça a l’air de payer au moins autant voire plus qu’à Paris non ? C’est un beau métier en tout cas !

  9. Aline dit :

    Bon anniversaire mon Elie !!
    Pour tes trente ans, un cadeau au choix :
    1- Un vrai-faux passeport universel
    2- « La vengeance du wombat » de Kenneth Cook
    3- Un abonnement annuel à Gala pour suivre les aventures de Hollande et Julie Gayet
    4- Un pyjama
    5- Un pedicab de Smicko
    6- Un bouquet de marguerites pour mettre dans ta remorque
    7- Un camembert bien fait
    8- Un pédalo
    9- Un précis d’orthographe française
    10- Un fer à repasser pour repasser tes deux chemises
    11- Un portait géant de Colette, la chatte de ta petite sœur
    12- Un beau dessin de la Mo
    13- Un crocodile en plastique
    14- Une sonnette de vélo en forme de globe terrestre
    15- Les œuvres complètes de Karl Marx
    16- Un nounours – wombat
    17- Une surprise
    18- Un traité zen
    19- Un billet de tombola
    20- Une game-boy
    21-Un van de hippies
    22-Un héli- coptère
    23-Une visite de ta sœur et de toutes ses copines
    24-Un costume de chez Kenzo
    25- Des clopinettes
    26- Un recueil de blagues belges
    27- Un recueil de blagues chinoises
    28- Un recueil de blagues juives
    29-Une bière de Chartres
    30-Un attaché-case

    Et en prime : des bisous de bon anniversaire de your mum !

  10. Je verrais très bien le personnage de Smiko, celui qui qui loue des velicabs, dans un roman il aurait de l’épaisseur. Marianne me demande de te souhaiter un bon anniversaire, et bien sùr je m’associe à cette demande

  11. louison69 dit :

    magnifique article comme d’habitude !
    mais on en veut plus 😉
    Bonne chance pour la suite

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s